Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

30/11/2016

Services publics : tractage de la CGT et de la FSU

capt.ser.PNG

capt.ser2.PNG

29/11/2016

Antoine Godon, galérien de la présidentielle

capt.par.PNG

capt.par2.PNG

capt.par3.PNG

27/11/2016

Réparer les femmes et "faire changer la peur de camp"

capt.rep.PNG

capt.rep2.PNG

25/11/2016

Accueil du Coeur 36 sur deux fronts

capt.acc.PNG

capt.acc2.PNG

capt.acc3.PNG

24/11/2016

Contre l'état d'urgence et les contrôles systématiques aux abords des festivals

broussai.jpg

Ci-dessus, une photo du groupe Broussaï se faisant contrôler à l'entrée d'Issoudun


Communiqué du NPA 36 :

 

Le NPA tient à dénoncer la présence répressive systématique des forces de l'ordre à la sortie des festivals locaux.
Joiffey Deniaud, l'un des organisateurs du Issoudun Reggae Temple, l'a très bien exprimé dans un article de la Nouvelle République le 21 novembre dernier : « Les gendarmes ne font que leur travail et ils obéissent à des directives précises. Mais ce déploiement surdimensionné à l'entrée de la ville a évidemment de quoi rebuter certains festivaliers. On vient pour se détendre et on se retrouve confrontés à des représentants des forces de l'ordre qui nous rappellent le dispositif sécuritaire actuel. Il ne faut pas oublier qu'à notre manière, nous sommes aussi des acteurs de la vie culturelle et économique locale. Des festivals ont coulé à cause de cela. »

Monsieur le préfet Seymour Morsy s'est donc défendu de cette accusation : « grâce au service d'ordre mis en place et à l'engagement des militaires de la gendarmerie, cette soirée a pu se dérouler en sécurité aussi bien pour le public que pour les artistes. Le nombre d'infractions constatées en matière de conduites addictives (cinquante-six) doit convaincre tout le monde du bien-fondé du dispositif mis en place ».

Alors qu'il y a un an, suite aux attentats de Paris, le gouvernement mettait en place l'état d'urgence pour mettre l'accent sur la lutte contre des potentiels menaces terroristes, aujourd'hui nous nous rendons bien compte que la priorité donnée n'est pas celle-ci. Sous prétexte de cette mesure exceptionnelle, bien que de plus en plus permanente, monsieur le préfet de l'Indre en profite pour multiplier les contrôles de stupéfiants et d'alcoolémie aux abords des festivals (Zik à Tesseau - avec un barrage aux alentours de Villedieu sur Indre, Yzeures N'Rock - avec un barrage à Tournon Saint-Martin, Issoudun Reggae Temple - à l'entrée de la ville avec fouilles de certains artistes, Lev'roots - contrôles dans Levroux..)
 
François Hollande avait appelé en janvier dernier à "ne pas céder à la peur" et l'ensemble de la classe politique était unanime pour appeler la population à continuer d'occuper les terrasses de café ou les salles de concerts. Comment vouloir continuer à garder ces habitudes quand à chaque festival des contrôles gigantesques ont lieu et qu'on demande aux gens de sortir des véhicules et d'accepter d'être reniflé par des chiens de la brigade cynophile ? Ce sont bien de curieuses mesures données par monsieur le préfet alors qu'on nous rappelle sans arrêt que les forces de l'ordre sont fatigués.
 
Monsieur Morsy trouve des raisons à tout cela en pointant du doigt les "conduites addictives". Si c'est la volonté de mener une politique de prévention routière qui motive monsieur le préfet, nous lui conseillons d'arrêter ces contrôles qui ne servent à rien mis à part remplir des tribunaux de personnes qui ne sont pas dangereuses. En revanche nous lui conseillons de plutôt mettre l'accent sur l'aide à ceux qui font de la prévention au sein du festival, pour faire en sorte que personne ne puisse prendre le volant et ainsi risquer sa vie ou celles des autres en cas de prises de stupéfiants ou d'alcool massives.
Puis nous demandons notamment, et cela depuis le début, la levée de l'état d'urgence qui est en l'occurence une mascarade qui sert à multiplier la répression de  tout ceux qui s'opposent à ce gouvernement (contre la loi Travail, la COP 21, contre l'aéroport de NDDL..) et qui multiplient les contrôles responsables de la baisse des entrées dans les concerts et festivals.