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14/03/2016

Châteauroux : manifestation jeudi 17 mars contre le projet de loi El-Khomri.

Après les manifestations du 9 mars

Jeunes, chômeurs, salariés, toutes et tous ensemble

RETRAIT DE LA LOI EL KHOMRI

 

Le 9 mars, à travers tout le pays, ont eu lieu des manifestations massives de jeunes, lycéens, étudiants, rejoints par des salariés, des chômeurs pour exiger le retrait de la loi travail. Le même jour, les cheminots étaient en grève pour défendre leurs conditions de travail remises en cause au nom de la même politique visant à faire travailler plus pour gagner moins. Après la pétition « loi Travail, non merci !», c'est dans la rue que s'est exprimé le mécontentement contre l'arrogance de ce gouvernement PS-Medef déconsidéré. Le moment est venu de faire converger les colères et les révoltes.

Nous ne croyons plus à leurs mensonges

Les défenseurs de la casse du code du travail nous expliquent, la main sur le cœur, qu'ils défendent les chômeurs et que, si les patrons n'embauchent pas c'est parce qu'ils ne peuvent pas licencier facilement. Quelle hypocrisie que de faire croire que faciliter les licenciements serait une arme contre le chômage ! Malheureusement les licenciements ne manquent pas et c'est bien eux qui sont responsables du chômage.

Et comment la suppression d'une visite médicale à l'embauche, le passage de 25 à 10% de la majoration sur les heures supplémentaires, l'aggravation du rythme et de la charge de travail, le fait de faire travailler les apprentis mineurs jusqu'à 10h par jour, et l'ensemble des salariés jusqu'à 12h entre autres horreurs que comporte cette loi, pourraient-ils créer de l'emploi ?

 

Compter sur nos propres forces

François Hollande avait prétendu que la jeunesse serait sa priorité, il a menti comme il l'a fait aussi en disant que la finance était son ennemi. Depuis qu'il est au pouvoir il n'a fait que servir les banques et les patrons contre la population, sacrifiant l'avenir de la jeunesse.

En descendant dans la rue, les jeunes lui répondent. Ils ont aussi bousculé l'attentisme des directions syndicales.

Avant même cette première manifestation, le gouvernement avait, devant les premières réactions et le trouble au sein du PS, repoussé au 24 mars la présentation de la loi en conseil des ministres, 15 jours qu'il compte mettre à profit pour obtenir le soutien de certaines directions syndicales contre des broutilles et calmer la fronde des parlementaires.

Ces quinze jours sont pour nous l'occasion de préparer, amplifier la mobilisation. Il est possible de faire reculer le gouvernement et le patronat.

Il y a juste dix ans, le gouvernement de l'époque, qui avait une étiquette de droite, voulait imposer le CPE, contrat première embauche, pour les moins de 26 ans, doté d'une période d'essai de deux ans pendant lesquels le patron pouvait licencier comme il voulait. Déjà ! La jeunesse d'abord, puis les salariés, sont descendus massivement dans la rue, jusqu'au retrait le 10 avril d'une loi déjà votée, et donc abrogée sous les coups de boutoir des manifestants.

 

C'est donc possible, et aujourd'hui plus que jamais, nécessaire

Le moment est venu d'engager la riposte, en discutant sur nos lieux de travail et d'études, en organisant partout assemblées et réunions. Les organisations syndicales ont fixé un prochain rendez-vous de grèves et de manifestations le 31 mars. Les jeunes ont prévu sans attendre de nouvelles actions en particulier le 17 mars. C'est à nous de prendre en main nos affaires à la base, sans forcément attendre des mots d'ordre nationaux qui sont bien timides. Et il est certain que nous ne gagnerons pas par une seule manifestation, aussi massive soit-elle. Valls, droit dans ses bottes, a dit qu'il irait jusqu'au bout. Il faut qu'en face, nous soyons aussi déterminés à obtenir le retrait. Pour pouvoir gagner, c'est la grève, le blocage de l'activité économique que nous devons mettre à l'ordre du jour.

Il y va de nos vies, de celles de nos enfants, des générations futures, que ce gouvernement veut donner en pâture, pieds et poings liés, au Medef.


                                                Manifestation jeudi 17 mars à 14h30

                                             Place de la République, CHÂTEAUROUX

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